Il paraît peu probable, en 2019, d’être passé à côté du mouvement minimaliste.
À travers le prisme du graphisme print, il est intéressant de s’interroger sur l’application de principes minimalistes dans notre façon de faire… Petit tour d’horizon.

Le minimalisme, ou le fait de ne posséder que ce dont on a réellement besoin, de se débarrasser du superflus, et de n’acheter (ou mieux, récupérer) que ce dont on a l’utilité, ni plus, ni moins. L’occasion au quotidien de désencombrer son lieu de vie, de faire des économies et surtout d’avoir l’esprit libéré au maximum des préoccupations matérielles.
Cette définition me fait penser à la célèbre phrase “Less is more”, que l’on doit à l’architecte Mies van der Rohe : moins on en a, mieux on se porte / moins on en fait, mieux c’est. C’est tout l’art d’aller droit au but.
C’est un principe qu’il est important de garder en tête lorsque l’on communique visuellement, notamment par le biais du graphisme, et que personnellement, j’applique à mes créations.
En effet, un message énoncé clairement et sans fioriture ou ornements inutiles sera de toute façon mieux intégré, mieux reçu par la cible visée par ce message.

Au-delà du principe de création et de son efficacité, il est important de souligner la dimension écologique du less is more, notamment quand il s’agit de supports imprimés.

En effet, toute production imprimée implique un impact carbone. On peut chercher à modérer celui-ci en passant par un imprimeur écologique par exemple, qui utilisera du papier recyclé, optimisera sa production pour éviter un maximum de chutes, qui imprimera avec des encres un peu plus “propres” que d’autres – même si une encre réellement non-polluante n’existe pas encore, car si certaines sont bio-dégradables, elles restent énergivores à la fabrication – et qui prendra toutes sortes de mesures les plus écologiques possibles pour éviter la sur-consommation d’énergie et les déchets.

Cependant, comme le dit l’adage, “le meilleur des déchets est celui que l’on ne produit pas”.
Il convient donc en premier lieu de s’interroger sur la réelle nécessité d’imprimer ce tract promotionnel, ou ces cartes de correspondance, ou ce catalogue papier. Et, si l’impression est indispensable, en combien d’exemplaires sera-t-il nécessaire d’imprimer ce support ? Le but étant de ne pas sur-évaluer ce nombre, afin d’éviter le gâchis de papier, d’encre, d’argent et surtout d’énergie.

Dans un second temps, vient le questionnement de la production graphique en elle-même : en effet, un design minimaliste sera forcément moins gourmand en encre d’impression, en données de stockage (le fichier prendra moins de place sur les serveurs mails du graphiste / du client / de l’imprimeur, etc. car son poids en sera réduit), en nombre de couleurs à utiliser… et cela ajoutera une contrainte créative très intéressante pouvant donner des résultats innovants et impactants !

Par ailleurs, quelques astuces existent, notamment en typographie : utiliser la typo Ryman Eco, la typo Ecofont ou encore la Garamond permettent d’économiser l’encre, grâce à leur dessin (Ryman Eco et Ecofont sont ajourées mais n’en restent pas moins lisibles à tous les corps, et la Garamond a une hauteur d’x plus petite que ses équivalents à corps égal).

Enfin, préférer le noir et blanc (avec le moins de couleurs supplémentaires possibles) et éviter les photographies (quoique tramer ces dernières afin d’éviter les aplats d’encre peut être intéressant) sur vos supports imprimés sont d’autres moyens d’économiser de l’encre (donc de l’énergie et, accessoirement, de l’argent).

Alors, êtes-vous prêts à réfléchir à vos supports prints de manière minimaliste ? Pour toute demande de conseils, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons une joie de discuter de votre projet !

Par ailleurs, si l’idée de communiquer de manière éthique et écologique est en phase avec vos valeurs, n’hésitez pas à télécharger notre e-book en entrant votre mail ci-dessous (garantit sans spam) !