Après plus de 5 ans de travail en indépendante, et à l’heure où je suis en train de repenser le fonctionnement de mon entreprise (cette jambe cassée aura au moins eu le mérite de me faire me pencher là-dessus), une rétrospective s’impose.
Dans cet article, premier chapitre d’une série de je ne sais pas combien d’articles encore, je m’attellerai à essayer de raconter les cinq années passées par le prisme de mon expérience d’indépendante, dans le but de mettre à plat ce qui a marché et ce qui a dysfonctionné, ou dysfonctionne encore.
 

Les points positifs

J’ai énormément appris en ces cinq ans. Je ne vais pas faire une liste de tout, ça serait impossible, mais ce que je retiens principalement de cette expérience (qui est je l’espère loin d’être terminée !) ce sont des rencontres enrichissantes, des formations passionnantes, des projets intéressants et le bonheur de gérer mon temps moi-même (et ainsi ne pas être soumise aux horaires de bureau “classiques”). Le fait de gagner ma vie (même si un peu trop difficilement parfois) par moi-même et de n’avoir de compte à rendre à personne est également un aspect très positif de l’indépendance.
Le fait de pouvoir gérer mon emploi du temps est le point le plus important pour moi, car il est la raison principale pour laquelle je ne me verrai en aucun cas arrêter de travailler en indépendante.
 

Les points négatifs

De l’autre côté du miroir, je compte quand même, autant le dire, pas mal de points négatifs. Parmi ceux-là, ma tendance à me disperser dans ce que j’ai envie de faire concrètement : de l’édition ? des motifs ? des logos ? des sites internet ? je suis passée par toutes ces phases sans qu’aucune n’aboutisse réellement, il faut bien l’avouer. J’ai l’impression d’avoir tout testé car envie de tout faire, mais sans jamais aller au bout des choses et donc sans jamais devenir réellement “experte” dans un domaine ou un autre.
De plus, j’ai beau être diplômée d’une école réputée et avoir toujours de bons retours sur mon travail, je réalise que je manque encore, malgré l’expérience, de confiance en ce que je produis/crée. Ce manque de confiance entraînant la peur de montrer mes créations, de partager mes doutes, mon process, de m’exprimer sous les publications des autres, d’assumer et d’expliquer ce que je fais concrètement quand on me demande ce qu’est mon métier… bref, je réalise m’être quelque peu auto-sabotée tout ce temps, par peur de l’échec et du jugement des autres.
Je suis par ailleurs d’une nature introvertie et un peu trop timide, qui me fait me mettre constamment en retrait, ce qui n’aide pas dans les soirées networking, même quand je suis entourée des personnes les plus bienveillantes du monde.
Enfin, l’instabilité financière n’est pas négligeable mais c’est un point qui découle naturellement des points précédents.
 

Le constat

Tout cela étant dit, et comme évoqué plus haut, je ne lâcherai pas le morceau ! 
Le salariat n’est pas une option et je refuse de rester sur ce sentiment de stagnation et de non-accomplissement. 
Alors je me suis simplement demandé ce que j’avais préféré faire comme projet, depuis le début de ma courte carrière. Le but avec ce questionnement était d’enfin trouver une voie précise et de la suivre, afin de réellement développer mon entreprise autour d’elle dans les prochains mois et prochaines années.
La réponse à cette question était sans appel, mes projets préférés ont été ceux où j’ai pu dessiner un logo, travailler sur la forme des lettres, réfléchir au cœur de cible du client, aux couleurs et à ce qu’elles évoquent… Bref, l’identité visuelle c’est vraiment ce que j’aime faire.
 
Les dés sont donc jetés, je ferai du branding, et je vais arrêter de penser que je ne suis pas légitime à travailler dans ce domaine du design, car je le suis. Je valoriserai les marques et les entreprises à travers une identité visuelle cohérente, réfléchie et pérenne, je les conseillerai sur leurs aspects à développer, je les accompagnerai dans leur création ou leur développement !
 
Un élément en particulier a été un grand déclencheur de motivation et m’a ouvert les yeux très grand,  je vous dirai de quoi il s’agit au prochain chapitre 🙂
Je vous raconterai également les mesures que j’ai commencé (et que je continue) à mettre en place pour revoir mon positionnement en ligne, notamment.
On parlera enfin d’éthique et d’écologie, car même si j’ai décidé d’embrasser le côté “business” du freelancing, j’accorde toujours autant d’importance à ces valeurs, bien évidemment.

“Sometimes you win, sometimes you learn”

 
Merci de m’avoir lue, à très bientôt !
 
Judith