Voici (enfin) l’épisode 2 de la “série” Se former à l’illustration à 34 ans. Vous pouvez lire l’épisode 1 ici, dans lequel je vous ai parlé de mon histoire avec l’illustration, le type d’illustration vers lequel je me dirigeais et mon plan pour y arriver.
Dans cette nouvelle note, je vous parle de tout ce qui s’est passé pour moi depuis la publication de l’épisode 1, en regard de ce projet de devenir illustratrice éditoriale. Vous verrez que, comme souvent avec les plans, celui que j’avais imaginé a été pas mal chamboulé !
D’abord, je vous parle de ce que j’ai fait après avoir terminé de suivre ma formation complète en illustration éditoriale. Puis je vous raconte ce que ça a déclenché dans ma pratique, pour enfin vous parler de la suite que j’imagine !
L’après-formation
Quand j’ai terminé de suivre la formation d’Harriett Lee-Merrion, j’ai consciencieusement suivi mon plan : j’ai créé plusieurs illustrations éditoriales, en appliquant ce que j’avais appris, pour développer mon portfolio. J’ai choisi, un peu au hasard, des articles (surtout autour de la littérature) que j’ai illustré, en utilisant Procreate sur mon iPad puis Affinity Photo pour le traitement des couleurs. En voici quelques-unes :




Je n’en n’étais pas mécontente, mais pas non plus ultra fière – trouver sa patte et son originalité, a fortiori avec le dessin numérique (qui nous permet de corriger le moindre petit pixel de travers), n’est VRAIMENT pas une chose évidente.
Et puis à ce moment là de ma pratique, j’étais extrêmement poreuse aux styles d’autres artistes digitaux que j’admire. J’ai donc un peu perdu de vue ma propre personnalité artistique dans ces créations, à force de m’imposer une technique et d’essayer de m’approprier différents styles que j’aimais. J’ai perdu de vue le collage, la peinture, le dessin traditionnel – en tout cas quand je me mettais en mode “illustratrice”… et ça m’a vraiment manqué.
Une ouverture indispensable
J’ai compris par la suite, en reprenant la création d’images uniquement dans le cadre de ma pratique artistique (beaucoup de paysages), que j’avais jeté mon dévolu sur l’illustration car je m’étais toujours interdite d’imaginer qu’artiste / créative pouvait être une carrière à part entière, alors que j’en suis à un moment de ma vie pro où, vraiment, je ne vois que ça de vraiment durable pour mon bien-être.
Non pas que je ne veuille finalement plus jamais faire d’illustration éditoriale – la discipline m’appelle toujours. Mais j’ai besoin d’ouvrir davantage mes horizons, mes possibles, et de m’autoriser à décloisonner tout ça. Je ne m’imagine pas artiste ou illustratrice ou graphiste. Je m’imagine artiste et illustratrice et graphiste (et créative, et esthète, et engagée, et…). N’en déplaise aux injonctions au nichage entrepreneurial, et à la binarité des moules dans lesquels on veut constamment nous faire rentrer.

What’s next ?
Cette compréhension de mon envie profonde m’a permis de mettre à jour mon site internet et de le remettre en ligne après des mois de jachère, même s’il reste des ajustements à y apporter.
Je me suis inscrite à la formation Maslow proposée par Adeline Cubères, pour acquérir des clés sur ce que représente une carrière d’artiste.
Je me suis autorisée à proposer différentes offres, tant dans le graphisme éditorial et l’illustration, que dans le conseil, que dans la création d’œuvres de collage sur commande, que dans la vente de ma production artistique.
J’ai continué de créer des illustrations éditoriales, surtout sous la forme de projets fictifs de couvertures de livres, en utilisant autant le dessin que la manipulation et le collage numérique.



Je me suis aussi inscrite à une formation sur l’Art de la Couleur pour palier à des manques de connaissances théoriques sur le sujet – je vous écrirai un autre article sur mon rapport à la couleur et sur ce que j’apprends.

Voilà le bout de ce second et dernier épisode sur mes démarches d’évolutions dans mon activité ! Comme d’habitude dans la vie, rien ne se passe tout à fait comme prévu, et c’est souvent pour le mieux quand on a le privilège de pouvoir s’écouter radicalement et s’adapter aux changements.
À bientôt,


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