Je suis ce qu’on peut appeler une néo-rurale. Née à Paris il y a 35 ans, je vis aujourd’hui en Limousin depuis plus de 3 ans, et il se trouve quelque chose dans ce choix de vie. Déjà, l’environnement relativement préservé, forestier et vallonné de cette région m’a rappelé à la pratique de la peinture, et à l’art en général ; ensuite, le fait que la nature soit mon sujet de prédilection lorsque je peins vient sans doute du même endroit intérieur que ce choix de vie. Cela fait environ 8 mois que je peins des paysages et des fleurs, inspirée notamment par Georgia O’Keefe, Manguin ou Pissarro (sans pour autant m’y comparer, on s’entend), et je me pose donc aujourd’hui cette question : Pourquoi je peins la nature ?

Le caractère sacré de la nature
Le caractère sacré de la nature est sans doute la première raison. Comme les peintres médiévaux peignaient leurs Saints, Marie ou Jésus, il me semble que peindre la nature c’est tenter de rendre hommage à ce qui nous dépasse, essayer (vainement, toujours) de capturer son essence, sa puissance, sa force de vie, mais aussi son impermanence.

On revient toujours à la nature, c’est d’elle que tout part, c’est elle qui a créé le Beau avec un grand B. C’est en elle que je trouve le paisible, la contemplation, la lenteur aussi, celle qui manque cruellement dans notre société toute numérique, ultra rapide et parsemée d’IA. Elle invite à la méditation à la prière même. Et je pense que c’est avant tout pour véhiculer tout cela que je la peins aujourd’hui, pour participer à la remettre dans nos vies, à lui redonner une réelle place.
La recherche d’une reconnexion
Je crois aussi que je peins la nature car je suis dans une recherche constante de (re)connexion à moi-même, à ma propre nature, et à mes émotions. J’ai toujours eu de la difficulté à exprimer et même à réellement ressentir mon état émotionnel… Et m’immerger en nature, observer les végétaux, écouter les sons du vent et des animaux, me calibrer sur les saisons, tout cela génère en moi des émotions que je parviens à reconnaitre et à vivre pleinement ; et je crois profondément que cela vaut la peine d’être peint.
C’est donc aussi une démarche toute personnelle et introspective pour moi, de peindre la nature. C’est tenter de véhiculer, d’extérioriser l’expérience émotionnelle et sensorielle provoquée par un paysage, une fleur, ou même une fleur devenant un paysage à elle seule.

L’inspiration
Enfin, je crois que la nature est tout simplement une source infinie d’inspiration. Les couleurs, les formes, les espaces, le micro et le macro sont une infinité de mondes à explorer, à ressentir et à représenter.

Si je ne suis pas du tout dans une optique de représentation naturaliste ni même vraiment réaliste, ma démarche reste de peindre une réalité émotionnelle pour inviter aussi le spectateur à la contemplation et à la méditation sur son propre rapport à la nature et à son environnement.
Si ma démarche vous parle et que vous souhaitez intégrer une part de contemplation à votre intérieur, la boutique d’œuvres originales est ouverte !
À bientôt,


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